Je sais, ce titre peut surprendre… Il est directement inspiré d’une géniale citation du non moins génial Albert Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. »

Or, c’est bien là ce que nous faisons (presque) tous : dans notre écrasante majorité, nous nous jugeons sur ce que nous ne savons pas faire, plus que sur ce que nous savons faire. La preuve : dans les ateliers que j’anime, je demande régulièrement aux gens de lister leurs 10 principales qualités et 10 principaux défauts. Souvent, ils pourraient se trouver 20 défauts et peinent à identifier 3 qualités…

J’ai fonctionné comme ça pendant les 30 premières années de ma vie. Ce que je faisais facilement n’avait pas de valeur à mes yeux, puisque cela ne me demandait aucun effort.

Apprendre, comprendre, analyser, décortiquer, synthétiser, entrer en relation, inspirer confiance, écouter, être agréable, créative, attentive, réactive… J’avais conscience de faire toutes ce choses très bien, mais ça me semblait trop facile pour que j’en tire une quelconque fierté.

En revanche, je badais ceux qui étaient capables d’organiser un projet, de tenir un planning avec enthousiasme, de rédiger un cahier des charges avec méthode et rigueur. En tant qu’ingénieur projets, j’avais l’impression d’être moins bien qu’eux. Pareil dans ma vie personnelle : j’ai dans mes proches des gens organisés, méthodiques, rigoureux, et il me semblaient mieux que moi.

Et puis un jour….

Et puis un jour j’ai appris que :

  • On ne peut pas avoir TOUTES les qualités du monde : je vous l’assure, personne n’y arrive. Pas même cette personne que vous trouvez formidable et à qui vous voudriez tant ressembler, ni cet autre qui passe son temps à pointer ce que vous avez mal fait. Personne. Donc si vous êtes humain, vous avez des qualités ET des défauts. That’s life…
  • Toute qualité implique un défaut : en général, les créatifs sont peu méthodiques, les empathiques pas très organisés et les curieux ont du mal à faire toujours la même chose. Et plus on est doué pour une chose, plus on a le défaut associé…
  • Les gens dont j’admirais les qualités qui me manquaient enviaient en retour mes talents qui leur étaient totalement étrangers. (Comment, on me trouvait douée ?? Pas possible, c’est si peu de chose…)
  • La confiance en soi est directement liée au regard que l’on porte sur soi : en choisissant de se concentrer sur ce qu’on fait bien, on engrange de l’estime de soi. En arrêtant de vouloir être parfait, et en exprimant pleinement ses qualités, on se fait du bien.
  • Il est possible d’apprendre à regarder le positif : j’appelle ça du dressage de cerveau, et j’en ai déjà parlé ici. Il s’agit d’ancrer une nouvelle habitude ; ça prend un peu de temps mais c’est infaillible.
  • Je n’ai pas d’autre choix que d’être moi jusqu’à la fin de ma vie… soit je fais avec et je vis heureuse, soit je ne m’accepte pas et ma vie sera un enfer. J’ai choisi la première option 🙂

Bref, j’ai identifié mes talents, et accepté mes défauts – et j’ai amené mon entourage à reconnaître mes talents et accepter mes défauts !

J’ai décidé de me concentrer sur ce que je fais bien : entrer en relation avec des gens et les écouter, plutôt que de m’acharner dans un poste qui n’était pas fait pour moi.

J’ai appris à m’aimer telle que je suis, imparfaite et pleine de richesse humaine. Et je peux vous dire que ça fait du bien !

Et vous ?

Racontez-moi quels défauts vous avez, ou quelle qualité vous aimeriez avoir. Et pendant que vous y êtes, tiens, cherchez quelles pourraient être les qualités de vos défauts.

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