J’ai eu récemment un échange avec un blogueur au sujet des résolutions de la nouvelle année, et je crois bien qu’il m’a pris pour une folle. Je ne vous livrerai pas ici la teneur de nos messages, qui n’a pas tellement d’intérêt. Je veux juste partager avec vous la réflexion que ça m’a inspiré.

En conclusion de notre bref échange, le blogueur en question me répondait, en gros : « objectif, plan d’actions, deadline pour des objectifs perso, ça va pas la tête ??????!!!! Carpe diem. La vie n’est pas le travail. »

Doit-on être plus « cool » avec ses objectifs perso ?

C’est vrai que la méthode que je vous suggère pour réussir vos résolutions ressemble à des méthodes d’efficacité utilisées dans le monde professionnel. Rien d’étonnant à cela : le monde de l’entreprise est constamment à la recherche de méthodes permettant d’être efficace et d’atteindre ses objectifs. Or la méthode objectif/motivation/plan d’actions est la base de toute démarche orientée objectifs.

Ce que je trouve surprenant, en revanche, c’est l’idée finalement assez répandue que ces méthodes doivent rester cantonnées au domaine professionnel, et qu’il convient d’être plus cool (=laxiste ?) dans sa vie privée. Et cela pas seulement en matière d’objectifs : on s’autorise des choses dans la sphère privée en termes de relations et de communication qu’on n’oserait jamais faire au travail. C’est comme si c’était moins grave de mal se comporter ou de ne pas tenir ses engagement vis-à-vis de ses proches ou de soi-même qu’au travail.

Ce qui est trompeur, c’est la différence de délai entre nos actes et leurs conséquences. Dans le monde professionnel, quand on fait une erreur, on est généralement sanctionné très rapidement. Dans la sphère privée, on a plutôt tendance à accumuler la rancune patiemment, jusqu’à ce que la coupe soit pleine. Et l’on se rend compte des conséquences de nos actes quand il est trop tard pour reconquérir la confiance perdue ou la relation distendue. C’est au bord du divorce qu’on se rend compte que le conjoint a autant besoin de messages positifs que le collègue. C’est quand vient le chômage longue durée qu’on se rend compte qu’on s’est sacrifié pour un travail qu’on n’aimait pas, et qu’on n’en a tiré aucune reconnaissance. C’est quand nos enfants sont devenus grands qu’on comprend le mal qu’on leur a fait en étant si peu disponible. C’est quand le coeur lâche qu’on regrette de ne pas avoir trouvé une stratégie pour avoir une meilleure hygiène de vie.

Réussir sa vie

Pour ma part, j’ai à coeur de réussir ma vie, et pas seulement professionnelle. Cela implique d’avoir un niveau de satisfaction assez élevé (au moins 7) dans l’ensemble des domaines de ma vie :

(Voir ici pour le mode d’emploi de ce camembert)

Evidemment, tous les quartiers n’ont pas le même « poids » dans le niveau de satisfaction global, et l’importance donnée à chaque domaine varie d’un individu à l’autre. Néanmoins, ce dessin illustre bien le fait que réussir professionnellement, ce n’est pas réussir sa vie.

J’utilise donc mes techniques de coaching, aussi bien dans le domaine professionnel que dans mes relations avec mes enfants (voir l’exemple sur ma résolution 2013). Parce que, au final, je veux aussi atteindre mes objectifs privés.

 D’après vous, suis-je bonne pour la camisole ou est-il sensé de se fixer des objectifs précis dans le domaine perso ?

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